Créer une économie durable : la notion de soutenabilité

En 2008, le Conseil fédéral suisse adopta un modèle de développement durable appelé « sensible sustainaibility » ou « durabilité faible plus » pour guider ces politiques publiques. Mais le développement peut-il être durable ? C’est ce que suggère le rapport Brundtland, publié en 1987. Il le définit comme « un mode développement qui répond aux besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs. ». La prise en compte des biens environnementaux et sociaux modifie la manière dont les économistes abordent les questions de croissance et de développement. Mais tandis que les économistes de la commission européenne prônent une croissance verte dans le Green New Deal, l’économiste Kenneth Boulding affirmait que « celui qui croit que la croissance peut être infinie dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste. » semblant ainsi remettre en question la durabilité d’une croissance économique infinie. Dès lors comment définir la durabilité en économie ? Décryptage.

Une analyse économique de la définition de développement durable

Suite à la publication du rapport Meadows du MIT en 1972 sur les limites à la croissance, de nombreux débats entre économistes sont apparus quant à la durabilité du système économique mondiale et de la civilisation industrielle. Dans la continuité de l’émergence d’associations écologistes médiatisées comme Greenpeace fondée en 1971 et de la création du GIEC en 1988, le débat existait toujours et la prise de conscience progressive des enjeux environnementaux suscita un intérêt pour une gestion internationale durable de l’avenir de l’humanité. Dès lors, le rapport Brundtland « Our common future » de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement de l’ONU (sous la direction de Gro Harlem Brundtland) publié en 1987 tenta de définir un développement durable.

En termes économiques, la définition du développement durable « un mode développement qui répond aux besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs » sous-entend qu’un stock de capital nécessaire à la satisfaction des besoins de l’humanité doit être transmis entre générations sans pertes. Ainsi les générations futures pourront satisfaire leurs besoins au moins autant que les générations présentes. On parle alors d’équité intergénérationelle. La publication de la Banque Mondiale « Making Development sustainable : From Concepts to Actions » (1994) décompose ce stock de capital en quatre capitaux. On a alors :

  • Le capital naturel (biosphère : sols, forêts, rivières et océans, terres fertiles, biodiversité, faune et flore, atmosphère et climat, cryosphère : glaciers et banquise, lithosphère : minerais et ressources fossiles : charbon, gaz, pétrole)
  • Le capital humain (humains, santé, éducation, alimentation)
  • Le capital social (éléments faisant d’une société davantage qu’une somme d’individus : systèmes de gouvernance, cultures, habitudes sociales, tissu social et vie associative/culturelle, droit : lois)
  • Le capital artificiel (capital créé par l’homme : objets, machines, usines, bâtiments, villes, infrastructures)

Le stock de capital de l’humanité est dès lors la somme de ces capitaux :

Stock de capital de l’humanité = Capital naturel + Capital humain + Capital social + Capital artificiel

La question qui se pose alors est de savoir si ces capitaux sont substituables entre eux (ie interchangeables), afin de connaître dans quelle mesure une baisse d’un capital peut être compensée par la hausse d’un autre. Sur cette hypothèse de substituabilité se distingue trois visions de la durabilité : durabilité faible, durabilité forte et durabilité faible plus.

Une première approche de la soutenabilité : la durabilité faible

L’hypothèse de durabilité faible suppose que les capitaux sont parfaitement substituables. Ainsi peut-on remplacer du capital naturel par du capital artificiel (créé par l’homme). Autrement dit, l’humanité peut dégrader son environnement via l’épuisement des ressources ou l’érosion des services écosystémiques du moment qu’elle lègue aux générations futures davantage de capital créé par l’homme (machines, infrastructures) qui compense ces pertes de capital naturel.

En conséquence, le modèle de durabilité faible s’accompagne généralement d’une vision très technophile du développement durable. Ses partisans le perçoivent via l’éco-innovation, les technologies vertes et l’innovation verte. Ils ont une ainsi version très ingénieurialle du progrès et envisagent la résolution des problèmes du siècle par une nouvelle révolution industrielle, plutôt que par une réflexion sur nos besoins et nos usages. S’en suit la focalisation sur les énergies renouvelables (éoliennes, panneaux photovoltaïques), la fusion nucléaire, le numérique, etc… Une partie de ses partisans estiment en outre que la technologie est la solution à tout (« la technologie nous sauvera car le génie humain est infini ») dans ce que ses détracteurs dénoncent comme du « solutionnisme technologique » ou du « messianisme technologique ».

Par ailleurs, assurer l’équité intergénérationnelle nécessite de créer des outils de comptabilité pour donner une valeur monétaire aux capitaux naturels, humains, sociaux et artificiels. Si chiffrer les machines du capital artificiel semble aisé, il semble en revanche beaucoup plus difficile de quantifier les bénéfices d’un environnement naturel riche ou de formes de gouvernance et d’éducation efficaces.  L’hypothèse selon laquelle ces quatre capitaux sont chiffrables financièrement est l’hypothèse de commensurabilité forte. Suivant cette logique, la Commission sur la mesure des performances économiques et du progrès social (alias Commission Stiglitz) mandatée en 2008 par Nicolas Sarkozy créa un indicateur nommé épargne nette ajustée afin de comparer capital économique, humain et naturel.

Suivant cette logique, des économistes proposent en outre de donner une valeur monétaire à la biodiversité et aux services écosystémiques. Une forêt, les poissons dans l’océan ou la présence d’abeilles auraient alors une valeur financière. On peut dès lors imaginer que restaurer la biodiversité d’une forêt permettrait à son propriétaire de gagner davantage d’argent que de la déforester pour faire de l’élevage bovin, et que les pêcheurs devraient payer le prix d’un poisson avant de le pêcher et que ce prix soit d’autant plus important que l’espèce est en danger.

L’hypothèse de durabilité faible est néanmoins très critiquée par les écologistes pour son manque de réalisme. En effet, nombreux sont ceux qui pointent du doigt les interdépendances entre ces capitaux. Par exemple, le capital naturel est un prérequis au capital artificiel car la machine économique a besoin d’énergie et de matières premières pour produire biens et services. Cette interaction entre système productif et capitaux est visible de la façon suivante, de même pour l’interaction physique entre biosphère et économie.


On observe également cette dépendance de l’activité économique à l’énergie via la corrélation PIB mondial et consommation d’énergie mondiale. Pour rappel, le PIB signifie Produit Intérieur Brut et mesure la production d’une économie. Il se calcule suivant PIB = Consommation privée (ménages/entreprises) + Investissement privé (des ménages/entreprises) + Dépenses gouvernementales + (Exportations – Importations). Puis pour rappel, l’énergie est la grandeur physique qui caractérise la transformation du monde. Il est donc logique qu’une activité économique transformant la matière pour produire nécessite de l’énergie.

En parallèle, on peut relever une relation forte entre épuisement des minerais et production d’énergie puisque les ressources fossiles s’épuisent donc les énergies fossiles sont peu à peu remplacées par des énergies renouvelables, dynamique encouragée par les objectifs climatiques de baisse des émissions de GES. En effet, selon l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), le pic de pétrole conventionnel a été atteint en 2008 au point qu’elle estime qu’il faudrait multiplier par 2 ou 3 la production de pétrole de schiste pour empêcher la baisse mondiale de production pétrolière d’ici 2025.

En conséquence, imaginer compenser la perte de capital naturel par l’augmentation de capital artificiel semble peu réaliste à long terme, car la perte de capital naturel entraine une formation fortement amoindrie de capital artificiel.

D’autres exemples d’interdépendances entre capitaux naturels, humains, sociaux et artificiels existent. On peut mentionner les liens entre santé humaine et « santé » environnementale avec l’augmentation des risques d’épidémies zoonotiques (virus passant d’un animal à l’homme) via la destruction des habitats naturels, ou la multiplication des épisodes de température humide mortelle (humidité et température telles que le corps humain ne peut plus transpirer et meurt) en Asie et Amérique du Sud à cause du changement climatique.

Une soutenabilité plus contraignante et réaliste : La durabilité forte

Les opposants du modèle de durabilité faible s’intéressent alors au modèle de durabilité forte. La durabilité forte réfute l’hypothèse de substituabilité parfaite entre les capitaux. Ceux-ci sont supposés complémentaires et peu substituables. Ainsi, chaque capital non substituable doit être conservé et transmis aux générations futures en quantité au moins constante. Ce modèle conçoit qu’une substituabilité relative entre capitaux puisse exister (énergies fossiles remplacées par énergies renouvelables) mais qu’il existe des éléments intangibles (climat doux, air respirable, biodiversité) qu’il convient de transmettre intact aux générations futures sous peine de leur priver de bien-être. Il faut dès lors leur transmettre le capital que l’on ne peut substituer. 

Cela pose donc la question du patrimoine de l’humanité, sous ses formes naturelles (parcs naturels protégés, énergies fossiles non extraites, etc…), sociales (patrimoine mondial de l’UNESCO, culture, art, musées, déclaration des droits de l’homme, démocratie, retraites, etc…), humaines (connaissances, universités, santé, etc…) et artificielles (infrastructures résistantes au passage du temps, etc…).

Par ailleurs, le modèle de durabilité forte fait l’hypothèse de commensurabilité faible : On ne peut pas tout réduire à de la monnaie. Le capital naturel doit par exemple s’apprécier au travers d’indicateurs biophysiques. 

L’hypothèse de durabilité forte défendue par l’économiste Herman Edward Daly impose des conditions sur les flux matériels et énergétiques afin de rendre le capital naturel durable : 

  • Le rythme de consommation des ressources renouvelables ne doit pas excéder le rythme de régénération de ces mêmes ressources.
  • Le rythme de consommation des ressources non renouvelables ne doit pas excéder le rythme auquel des substituts renouvelables et durables peuvent être développés.
  • Le rythme d’émission de pollution ne doit pas excéder la capacité de l’environnement à absorber et assimiler cette pollution.

Dans cette hypothèse, le stock de capital naturel ne doit pas baisser.

Or aujourd’hui ces hypothèses ne sont pas respectées. Selon l’ONG Global Footprint Network, le jour du dépassement mondial est le 22 août 2020, c’est le jour où l’humanité a dépensé l’ensemble des ressources que la Terre peut régénérer en un an. Autrement dit, c’est le jour où l’empreinte écologique dépasse la biocapacité de la planète (capacité de la Terre à régénérer les ressources renouvelables). 

Autrement dit, c’est le jour à partir duquel nous avons pêché plus de poissons, abattu plus d’arbres, construit sur plus de terres que ce que la nature peut nous procurer en une année, et émis plus de gaz à effet de serre que les océans et forêts ne peuvent absorber. Ce dépassement des biocapacités en dynamique des systèmes complexes (discipline scientifique) fait craindre à un risque d’effondrement de notre civilisation thermo-industrielle sous la forme d’un déclin lent ponctué de crises.

Les hypothèses de durabilité forte font écho aux théories économiques d’économie stationnaire. Le CASSE (Centre for the Advancement of the Steady State Economy), un think tank américain, donne une définition d’une économie stationnaire dans son rapport “Enough Is Enough : ideas for a sustainable economy in a world of finite ressources” : « l’économie stationnaire est une alternative positive à la poursuite de la croissance infinie. C’est une économie qui a pour but de maintenir un niveau stable de consommation de ressources ainsi qu’une population stable. C’est un modèle dans lequel la consommation et l’utilisation d’énergie sont réduites dans des proportions compatibles avec les limites écologiques, et où le but de maximisation de l’output économique est remplacé par le but de maximisation de la qualité de vie » (traduction de l’anglais). 

Selon ce think tank, une économie stationnaire possède quatre caractéristiques clés : une taille soutenable, la justice sociale, l’allocation efficace des ressources, une bonne qualité de vie.

  • La taille soutenable signifie que l’activité économique s’insère dans les limites de la biosphère.
  • La justice sociale signifie que chaque individu possède des opportunités équivalentes de s’accomplir et que les différences salariales entre les individus sont plafonnées de façon à limiter les inégalités.
  • L’allocation efficace signifie que le marché est utilisé de façon adéquate pour allouer des ressources rares mais également que les limites du marché sont reconnues (les défaillances de marché). 
  • La bonne qualité de vie signifie que la croissance comme objectif prioritaire est reléguée à l’arrière-plan pour laisser la place au temps libre, à l’activité sociale, la vie en communauté, la stabilité de l’emploi, etc…

Des économistes orthodoxes ont également étudié le concept d’économie stationnaire, comme Robert Solow, théoricien de la croissance de la synthèse néoclassique (synthèse entre microéconomie classique et analyse keynésienne). Dans le modèle Solow développé dans les années 1950, Solow montre qu’après une phase de croissance du capital productif, le capital accumulé devient si important que l’investissement est tout juste suffisant pour compenser la partie du capital dégradé qu’il faut remplacer. L’investissement ne permet plus dès lors d’accumuler davantage de capital, le capital devient constant et l’économie atteint un état stationnaire.

Par ailleurs, les partisans d’un modèle de durabilité forte critiquent l’absence de prise en compte de l’environnement dans les modèles économiques orthodoxes et les théories classiques. Ainsi affirmait l’économiste classique français Jean-Baptiste Say (1767 – 1832) dans son « Cours complet d’économie politique » (1828) : « Les richesses naturelles sont inépuisables, car, sans cela, nous ne les obtiendrons pas gratuitement. Ne pouvant être ni multipliées, ni épuisées, elles ne sont pas l’objet des sciences économiques. ».  Qui plus est, les économistes hétérodoxes semblent marginalisés dans la vie des universités selon la journaliste Laura Reim. Une autre durabilité existe également, celle de durabilité faible plus.

Une soutenabilité plus souple mais réaliste ? La durabilité faible plus

Pour trouver un juste milieu entre durabilité faible et durabilité forte, le Conseil fédéral suisse a adopté en 2008 un modèle hybride appelé « sensible sustainability » ou durabilité faible « Plus ». Cette approche admet une interchangeabilité limitée entre les stocks de capital, tant que les seuils critiques de chacun de ces stocks ne sont pas dépassés. Ces seuils critiques peuvent être des normes environnementales (pollution atmosphérique, émissions de GES, etc…) ou des normes sociales (revenu minimum, égalité des chances, conditions minimums de vie, etc…). 

L’hypothèse de durabilité faible « Plus » rejoint l’économie Doughnut théorisée par l’économiste américaine Kate Rayworth (Université d’Oxford). Dans cette économie, l’objectif est de concevoir une économie viable permettant de satisfaire les besoins essentiels de l’humanité (alimentation, éducation, relations sociales, eau, emploi, etc…) tout en restant en dessous des limites planétaires. L’économie durable se situe alors entre un plancher (besoins essentiels) à ne pas dépasser et un plafond écologique (limites planétaires) à ne pas outrepasser, d’où la représentation en doughnut. La mairie d’Amsterdam a choisi cette vision de l’économie pour guider ces politiques publiques en avril 2020.

Le parallèle entre durabilité faible plus et économie doughnut s’explique par le fait que Kate Rayworth décompose le capital humain et le capital social en plusieurs composantes possédant des seuils critiques, et le capital naturel en composantes possédant des seuils maximaux.

Tandis que la durabilité faible peut justifier une économie visant une croissance verte infinie, la durabilité faible plus et forte laissent entrevoir une économie véritablement durable dont l’objectif n’est plus de croître indéfiniment, mais de satisfaire les besoins vitaux de l’humanité durablement en ne dépassant pas la biocapacité terrestre ou les limites planétaires. Même si les arguments scientifiques (non-dépassement des biocapacités etc…) tendent à écarter une durabilité faible, le choix entre ces définitions de durabilité en économie relève désormais du choix politique, dont le débat semble se cristalliser entre technologues et décroissants. Dès lors, un débat démocratique constructif et serein sur l’avenir de l’humanité nécessiterait d’annoncer systémiquement la définition de durabilité que l’on utilise et avec laquelle on projette la société dans le futur.

Matthieu Acker

Sources :

  1. Making Development Sustainable : From Concepts to Action, La Banque Mondiale (1994)
  2. Le développement durable vu par les économistes : durabilité faible ou durabilité forte ?, MOOC de l’UVED (2016)
  3. Stock de capital : durabilité faible et forte, du site internet IS@DD (2016)
  4. La commission Stiglitz, Wikipedia
  5. L’économie peut-elle décroitre ?, blog de Jean-Marc Jancovici
  6. Les grands enjeux de notre temps : Des défis systémiques, conférence d’Arthur Keller à CentraleSupelec (nov 2020)
  7. Etude du lien entre PIB et consommation d’énergie, The Shift Project
  8. Pic pétrolier probable d’ici 2025, selon l’Agence Internationale de l’Energie, Matthieu Auzanneau dans Le Monde
  9. Phosphate fertiliser crisis threatens world food supply, The Guardian (2019)
  10.  La pollution de l’air coute 166 milliards d’euros par an en Europe selon un rapport, FranceTV Info (2020)
  11. 630 000 morts par an en Europe, la pollution tue plus que le covid, Nouvel Obs (2020)
  12. Biodiversité et crise sanitaire, Matthieu Acker d’Impact CentraleSupelec (2020)
  13. Contre les pandémies, l’écologie, Sonia Shah dans Le Monde Diplomatique (2020)
  14. IPBES Workshop on Biodiversity and Pandemics – Workshop report, IPBES (2020)
  15. Prévenir les pandémies plutôt que guérir serait cent fois moins couteux, Le Monde (2020)
  16. One health, une seule santé, INRAE (2020)
  17. A study on the mineral depletion of the foods available to us as a nation over the period 1940 to 1991, by R.A. McCance and E.M. Widdowson with data coming from 5 Editions, initially under the auspices of the Medical Research Council and later the British Ministry of Agriculture Fisheries and Foods and the Royal Society of Chemistry
  18. Global risk of deadly heat, by Camilo Mora, Bénédicte Dousset, Iain R. Caldwell, Farrah E. Powell, Rollan C. Geronimo, Coral R. Bielecki, Chelsie W. W. Counsell, Bonnie S. Dietrich, Emily T. Johnston, Leo V. Louis, Matthew P. Lucas, Marie M. McKenzie, Alessandra G. Shea, Han Tseng, Thomas W. Giambelluca, Lisa R. Leon, Ed Hawkins & Clay Trauernicht, Nature Climate Change volume 7, pages 501–506 (2017)
  19. Network Earth, Nature video (2016) – Youtube
  20. La durabilité forte, Wikipedia
  21. Nombre de planètes Terre nécessaires selon le rythme de vie des populations de certains pays en 2018, par pays, Statista (2018)
  22. Jour du dépassement, WWF (2020)
  23. Progression du jour de dépassement mondial au fil des années, Overshootday.org (2020)
  24. Enough Is Enough : ideas for a sustainable economy in a world of finite ressources, CASSE (2010)
  25. L’économie stationnaire c’est quoi ?, blog de Thibaut Delamotte « Frappes chirurgicales » (2011)
  26. Doughnut Economics : 7 ways to think like a 21st Century Economist, Kate Rayworth (2017)
  27. Economie stationnaire, Herman Edward Daly (2018)
  28. Théorie du donut, la solution pour se relever de la crise et faire face à l’urgence climatique, Oeconomicus (2020)
  29. Chapitre 1 : La croissance et le modèle de Solow, Macroéconomie L1, Gilles de Truchis (2014)
  30. Police de la pensée économique à l’université, Laura Raim, Le Monde Diplomatique (2015)
  31. Technologues contre décroissants, le nouveau choc des civilisations, Félix Marquardt et Phoebe Tickell, tribune dans Le Point

Pour aller plus loin :

2 commentaires sur “Créer une économie durable : la notion de soutenabilité

  1. Excellent article ! Très bonne synthèse des différents courants de pensée sur la question d’une économie durable. Reste à étudier la question du financement : règle d’Hartwick, travaux de W.Nordhaus, etc.
    On peut quand même noter que chez les Classique la question de la terre étaient très présente. Smith considérait la terre comme une ressource marchande moteur de l’économie. Juste avant eux, on retrouve chez les physiocrates, et notamment Quesnay, l’idée que la terre était une ressource essentielle.

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  2. Très bon article, avec une bonne progression des concepts. Merci au commentaire précédent d’avoir rappelé l’histoire de la pensée économique, inscrite dans l’histoire des sciences et techniques et du développement des sociétés humaines. Deux points complémentaires de réflexion: la valorisation monétaire des ressources naturels ne s’est faite qu’à travers l’effort d’extraction de produits utiles. C’est encore le cas par exemple du prix du pétrole, des minerais… aux rentes pour rendements décroissants près. Ce n’est donc pas une valeur intrinsèque. Plus récemment, la valeur écosystèmique est une extension de cette approche, toujours par rapport aux services fournis à l’économie marchande, éventuellement en termes de couts évités.
    Dans le cas de la « durabilité faible plus » les seuils acceptés ne peuvent être que des decisions sociales, éventuellement éclairées par la science. Ces normes ne donne pas de valeur économique aux ressources, mais en limitant « l’extraction » conduisent à un éventuel marché sur les extraits si on admet que ceux-ci sont échangeables par exemple par un système de quotas.

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